Reliure copte avec un papier marbré sur les plats - Atelier de reliure

Les coptes d’Egypte du Ier au IIe siècle après J.C.

Ils façonnent des manuscrits recouverts de plats en papyrus amalgamé. Les reliures venues de Rome et d’Orient servent d’exemple dans toute l’Europe. La reliure copte a l’architecture du codex.

Le Codex – Architecture de la reliure copte

Invention vraisemblablement sous l’empire romain d’Occident (-44 à +476) installé sur le pourtour de la méditerranée.

Première révolution de l’histoire du livre.

Le codex est un livre de forme parallélépipédique, résultat de l’assemblage de manuscrits, d’abord en parchemin à partir des Ier et IIe siècles dans l’empire romain puis en papier depuis le XIIIe siècle. Il est composé en cahiers de feuillets de bois réunis par deux fils. Cette présentation des textes a constitué une véritable révolution au début de l’ère chrétienne car à l’inverse du rouleau (volumen), qui impose une lecture continue, le codex permet d’accéder aux chapitres de manière directe. L’habitude de numéroter les pages accompagna cette innovation. Son adoption dans la chrétienté est d’autant plus marquée que, support de la bible, le codex permet de se différencier des rouleaux sur lesquels les juifs écrivent la Torah.

Par extension le terme codex a été employé pour des recueils de loi d’où le nom de Code employé aujourd’hui.

La reliure copte a une structure sans support, (sans nerf), sans mors, sans chasse.

Les cahiers et les plats, sont cousus entre eux par un point de chaînette visible car le dos reste nu et plat. Le fil de couture ne doit pas être trop épais pour éviter un déséquilibre entre le dos et la gouttière. A l’origine les plats sont en bois brut et les cahiers en parchemin. Dans la version contemporaine, les bois sont souvent remplacés par des cartons habillés ce qui induit l’usage d’une colle.

Sa couture spécifique permet une articulation très souple des cahiers qui amène une ouverture totale sans résistance de l’ensemble du bloc.

Étiquettes :